VAAKA
Transformer un déchet industriel en innovation durable : un revêtement superhydrophobe biosourcé, sans fluor, alternative aux PFAS.
Fiche signalétique
- Départements participants Technique et informatique
- Institut(s) Institute for Surface Applied Laser, Phototonics and Surface Technologies ALPS
- Unité(s) de recherche ALPS / Thin Films and Surface Engineering
- Organisation d'encouragement Autres
- Durée (prévue) 01.01.2026 - 31.08.2026
- Direction du projet Prof. Dr. Sylvain David Le Coultre
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Équipe du projet
Arnaud Schöni
Diane Ardignac - Partenaire Gebert Rüf Stiftung
Situation
La pollution liée aux PFAS est aujourd’hui un enjeu environnemental majeur. Ces composés fluorés, largement utilisés dans les revêtements hydrophobes, posent de sérieux problèmes de persistance et de toxicité. Dans ce contexte, le développement d’alternatives durables et sans fluor devient une priorité pour les matériaux de demain. C’est dans cette optique que ce projet vise à développer des revêtements superhydrophobes biosourcés, en s’inspirant directement de la nature. L’idée est d’utiliser le bois comme matériau de base afin de garantir une biodégradabilité complète, sans recours aux composés fluorés. Le bois est composé principalement de cellulose, d’hémicellulose et de lignine. Parmi ces composants, la lignine est particulièrement intéressante : il s’agit d’un sous-produit abondant de l’industrie papetière, aujourd’hui majoritairement brûlé pour produire de l’énergie. Pourtant, cette macromolécule phénolique, l’une des plus abondantes sur Terre, possède des propriétés chimiques prometteuses encore largement sous-exploitées.
Approche
Ce projet propose donc de valoriser ce déchet industriel en le transformant en matériau fonctionnel à haute valeur ajoutée. L’objectif est non seulement de développer une alternative durable aux revêtements fluorés, mais aussi d’ouvrir la voie à de nouvelles applications dans le domaine des bioraffineries et des matériaux avancés. Un premier proof of concept d’un revêtement superhydrophobe durable, sans fluor, a été développé avec succès à la BFH en 2024. La phase actuelle se concentre sur l’optimisation de la formulation nanocomposite, notamment en valorisant la lignine et d’autres matériaux biosourcés, ainsi que sur la validation de sa résistance à l’abrasion, de sa durabilité et de son innocuité environnementale, via des tests standardisés et une analyse du cycle de vie. En parallèle, des essais préliminaires avec des clients potentiels sont en cours afin de recueillir des retours et d’évaluer les performances en conditions réelles.